Sapin de Noël et chien : guirlandes, boules, aiguilles, les dangers à éviter et comment sécuriser la déco
Un arbre qui sent la forêt, des boules qui brillent, des fils qui pendent : pour un chien, le sapin de Noël est une attraction irrésistible. Le plus souvent, tout se passe bien. Mais chaque année, les vétérinaires voient arriver des chiens qui ont croqué une guirlande, avalé un crochet ou renversé l’arbre. Voici les vrais dangers et nos solutions pour une déco à l’épreuve des truffes curieuses.
Sapin naturel ou artificiel : lequel choisir avec un chien
Le sapin naturel a ses risques propres. Ses aiguilles, surtout quand l’arbre sèche, sont pointues : avalées, elles peuvent irriter la bouche et le tube digestif. Certaines essences libèrent de la résine collante dans les poils. Et l’eau du pied, qui contient souvent de la sève, voire un produit de conservation, ne doit pas servir d’abreuvoir.
Le sapin artificiel ne perd pas d’aiguilles, mais un chiot qui mâchonne les branches peut avaler des morceaux de plastique ou de fil de fer. Choisissez un modèle robuste, à base large et lourde.
Dans les deux cas, ce sont surtout les décorations qui posent problème.
Les décorations les plus dangereuses
- Les guirlandes électriques : un câble mâchonné expose à une brûlure électrique dans la bouche. Débranchez-les quand vous n’êtes pas là et la nuit.
- Les boules en verre : elles éclatent en éclats coupants. Gardez-les pour le haut du sapin, ou passez aux boules incassables.
- Les cheveux d’ange et les guirlandes en lamelles : s’ils sont avalés, ces longs fils peuvent provoquer une occlusion intestinale, une urgence chirurgicale.
- Les crochets métalliques : petits, pointus, faciles à avaler avec une boule.
- Les décorations comestibles : chocolats suspendus, biscuits, sucres d’orge. Le chocolat est toxique pour le chien, et le papier d’emballage s’avale avec. Nous détaillions les aliments à risque dans notre article sur les repas de fêtes et le chien.
- La neige artificielle en bombe et les décorations pailletées, qui collent aux pattes et finissent léchées.
Les plantes de fêtes à surveiller aussi
Le sapin n’est pas seul dans le salon. Le houx et le gui, avec leurs baies, sont toxiques pour le chien. L’étoile de Noël (poinsettia) est surtout irritante pour la bouche et l’estomac. L’amaryllis, dont le bulbe est la partie la plus toxique, est fréquente dans les compositions de décembre. Placez ces plantes hors d’atteinte, ou optez pour des versions artificielles.
Nos solutions pour sécuriser le sapin
Le bon emplacement. Placez le sapin dans un coin, loin du panier du chien et des zones où il court. Évitez la proximité d’un meuble qui lui servirait de tremplin.
Une fixation solide. Lestez le pied, ou attachez discrètement le haut de l’arbre au mur ou au plafond avec un fil transparent. Un grand chien qui remue la queue peut suffire à le renverser.
Le pied inaccessible. Couvrez le réservoir d’eau d’un sapin naturel avec un cache-pied ou une jupe de sapin fixée, pour éviter que le chien ne boive.
La règle des deux étages. Rien de fragile ni de comestible dans le bas du sapin. Gardez les branches basses pour des décorations en tissu, en bois ou en feutrine, solidement attachées.
Une barrière si nécessaire. Pour un chiot ou un chien très curieux, une petite barrière de parc autour du sapin pendant les premiers jours règle la question.
Les cadeaux en hauteur. Un paquet emballé sous le sapin, surtout s’il contient de la nourriture, est une invitation au déballage. Gardez-les à l’abri jusqu’au jour J.
Occuper son chien pour qu’il oublie le sapin
Un chien qui s’ennuie cherchera de quoi s’occuper, et le sapin est tout trouvé. Pendant les fêtes, prévoyez des activités pour canaliser son énergie : une séance de tapis de fouille ou un jouet à remplir type Kong le gardent occupé pendant que vous décorez ou recevez. Récompensez-le quand il ignore le sapin, et utilisez un signal calme, comme « laisse », s’il s’en approche de trop près.
Que faire si votre chien a avalé une décoration
Ne le faites pas vomir de vous-même. Appelez votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire en précisant ce qu’il a avalé, la quantité et l’heure. Surveillez les signes d’alerte : vomissements répétés, absence de selles, ventre douloureux, abattement, bave ou difficultés à respirer. En cas de doute, consultez sans attendre, même un 25 décembre.
